| Publié par

Toulouse ira en LFB la saison prochaine

2015-2016. C’est la dernière saison que le TMB a joué en Ligue Féminine. C’était une autre époque: il y avait alors 14 équipes en LFB dont Nice, Calais ou encore Arras; trois équipes ont été relégué cette année là; Valérie Garnier avait Céline Dumerc sous ses ordres à Bourges mais c’est bien le Lattes-Montpellier de Sarah Michel qui est champion de France. Six ans plus tard, la ville rose qui comptait à l’époque Olivia Epoupa et Tianna Hawkins, retrouve l’élite !

C’est une magnifique concrétisation pour tout le club après plusieurs années de travail. Pour nous, les joueuses, c’est une saison énorme qui s’achève. On réalise un quasi sans faute et en play-off, on signe un six sur six ! C’est incroyable.

Hélène Jakovljevic, interviewer par le journal La Dépêche à la fin du match

Quelle performance ! En revanche, ce n’est pas non plus une surprise. Toulouse avait annoncé en début de saison ses ambitions : le club voulait la montée. Avoir des ambitions en début de saison c’est bien, les confirmés sur le terrain c’est mieux. Toulouse a fait une saison quasi parfaite. Les filles de Xavier Noguera ont survolé la saison régulière et dominé les playoffs. Chose promise, chose dûe : au terme du match retour de la finale de LF2, les Pionnières sont championnes de France.

Le match

Ce match retour était bien particulier. C’est dans une arène bien particulière que s’est déroulée la rencontre : pour répondre à l’engouement isérois, la patinoire de Grenoble a spécialement été aménagé en salle de basket. C’est finalement devant plus 3000 personnes que les deux équipes nous ont livré un vrai combat dans cette arène extraordinaire.

On a l’arène, le public est au rendez-vous, place au jeu ! Comme lors du match aller, la Tronche Meylan rentre mieux dans la rencontre et prend les devants. C’est un début de match très défensif. Toulouse est pour le moment en panne d’adresse et le BCTM mène 17-12 à la fin du premier quart.

Le TMB trouve finalement ses marques, à l’image de l’entrée en matière de Kalis Loyd ( 20 points, 8 rebonds), et revient à -2. L’observation est terminée entre les deux équipes. La défense très physique imposée par les deux formations entraine beaucoup de lancers francs. Aurore Pautou (16 points, 12 rebonds) fait une grande première mi-temps et permet à la Tronche de coller au score : 41-42 à la pause.

Dès cette entame, Strunc ( 5 points, 4 rebonds, 2 passes) provoque la troisième faute de Pautou, qui est obligée de sortir. Pas de problème pour la Tronche: Anna Ngo Ndjock (19 points, 4 rebonds, 4 passes) sort de sa boite et enchaîne 7 points en quelques minutes. C’est un 9-0 qui est infligé à des toulousaines en panne (seulement 7 points dans le quart-temps contre 12). La salle exulte, la Tronche commence à rêver d’un match d’appui en menant 43-39 au buzzer.

Kalis Loyd met 4 points d’entrée pour faire revenir son équipe à -2. Les paniers s’enchainent alors, mais Belleka (11 points) rentre deux énormes tirs derrière l’arc pour donner un net avantage au TMB: 49-54 à 5′ de la fin. Le 3 point de Brochant (de retour après plusieurs matchs d’absences) puis le panier de Loyd permettent à Toulouse de porter son avance à +8, plus gros écart du match. Le BCTM n’y arrive plus en attaque et la ville rose gère la fin de match.

Victoire de Toulouse 57-61 !

Toulouse retrouve donc l’élite au bout d’un match intense. Le club de la Tronche Meylan n’a pas à rougir de sa performance. Personne n’aurait parié sur le jeune effectif isérois en début de saison, et pourtant. Avec l’un des plus petits budgets de LF2, l’équipe aura surpris tout le monde en finissant 3ème de la saison régulière et en se issant en finale. Elle a surtout fait rêver son public le temps d’un soir pour un évènement extraordinaire à la patinoire de Grenoble. L’objectif est rempli pour Toulouse. Bravo à toute l’équipe, c’est un titre mérité et on a hâte de suivre leur aventure en LFB la saison prochaine.

Equipe(s) en lien : Toulouse Métropole Basket