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Nouveau format de Playoffs, nouveau format de preview ! La Team BLB vous accompagne dans ces PO en passant au peigne fin toutes les rencontres. Retour sur la saison, enjeux clés, duels à surveiller, point fort/point faible : on fait le point pour que vous suiviez au mieux ces phases finales ! Aujourd’hui, on se retrouve pour parler de l’affrontement (au meilleur des trois matchs) entre le 1er et le 8e de la ligue : Las Vegas contre Phoenix.

Crédit : WNBA

Las Vegas Aces (26-10)

La franchise du Nevada termine avec le meilleur bilan de la ligue (à égalité avec le Sky) : 26 victoires pour 10 défaites. Une première saison régulière complètement réussie par Becky Hammon. Arrivée sur le banc des Aces cette saison, elle en a convaincu plus d’un avec son coaching. Vegas est LA puissance offensive de la ligue avec 90.4 points de moyenne. Il faut dire que les menaces viennent de toute part. Entre la raquette d‘A’ja Wilson, le leadership de Chelsea Gray et les patins à roulettes de Plum et Young : difficile de contenir tout le monde. Capable de shooter (record de 3 PTS dans un match cette saison avec 18) comme de percuter et encore de jouer en contre-attaque, le jeu instauré par Becky Hammon est un véritable casse-tête pour les défenses. Les Aces sont parties sur les chapeaux de roue avant d’avoir un petit trou d’air avant le All-Star Break (la fatique). Mais l’équipe a su trouver les ressources pour finalement reprendre la première place sur le fil (et ce, malgré la blessure de Dearica Hamby). Tout reste à faire pour les coéquipières de notre frenchy, Iliana Rupert, puisque tout le monde n’a qu’un objectif en tête : le bague de champion.

Les points forts

  • A’ja Wilson x Kelsey Plum : quand tu as deux prétendantes au titre de MVP, ça aide. Ce duo est formidable, inarrêtable, monstrueux, inhumain. Bref, tout ce que vous voulez. A’ja Wilson prétend fortement au titre de MVP avec ses 54 double-double cette saison. KP tourne à environs 20 points et 46% au tir cette saison. Autre stat : ce duo est le premier de l’Histoire de la WNBA à combiner plus de 700 points sur la saison. Terrifiant on vous dit…
  • Les moments clutchs : dans les moments cruciaux, Las Vegas parait presque intouchable. Dans des situations pourtant stressantes, cette équipe réussit à nous dégager du sang froid et du contrôle. Il faut dire aussi qu’avec des joueuses aussi clutch que KP, Gray ou Wilson, on se sent vite en sécurité. Cette clutch attitude est super importante lorsque l’on rentre en playoffs et l’expérience qu’à cette équipe pourrait bien faire la différence.
  • Le collectif : là aussi, c’est la force de cette équipe. On l’a dit les menaces viennent de toute part. Mais au delà de ça, on a l’impression de voir une bande de potes hors et sur les terrains. Les joueuses se connaissent depuis un moment et on l’air de très bien s’entendre. C’est quelque chose qui se ressent sur le terrain : on n’hésite pas à se partager le ballon et on se fait confiance.

Les points faibles

  • La manque de rotation : le cinq majeurs des Aces est l’un des meilleurs de la ligue, c’est indéniable. Mais derrière, ça peut paraître un peu soft. Les cinq joueuses majeures jouent en moyenne plus de 26 minutes et derrière ça, on trouve Williams, avec 18min. On a aussi vu des matchs sur cette fin de saison où Becky instaure une rotation à 7-8, mais avec des miettes pour la second unit. Il est peut-être là, le plus gros point faible de cette équipe. Difficile d’imaginer en PO, Becky changer de politique à ce sujet.
  • La défense : pour une équipe de ce calibre et avec ces ambitions, les Aces ne font clairement pas partie des meilleures défenses de la ligue. Attention, la défense n’est pas mauvaise loin de là (comment elle pourrait l’être avec une A’ja Wilson en mode DPOY ?), disons simplement que c’est un axe à améliorer pour aller chercher le titre. Seulement 6e defensive rating, les Aces sont la 4e équipe qui encaisse le plus de points.

La question de la mort : Avec cinq joueuses à 28min ou + dans les matchs importants, on peut tenir toutes les Playoffs ? Becky n’utilise pas forcément énormément son banc, c’est un fait. Maintenant la question est de savoir dans quel état physique arrivent les joueuses et si elles pourront tenir un long run de Playoffs. De notre point de vue, le petit coup de mou des Aces avant l’All-Star Break était déjà dû à cette fatigue. Epargné par les blessures jusque là, Vegas vient de perdre Dearica Hamby pour 2 à 4 semaines. Une rotation encore en moins pour Hammon et pose aussi questions quant à la gestion du poste 4. Kia Stokes semble avoir pris la place dans le cinq, tandis que, Iliana Rupert a repris des minutes. Mais est ce qu’on peut aller chercher un titre comme ça ? Réponse en septembre…

Phoenix Mercury (15-21)

Phoenix a validé sa place en Playoffs lors de la dernière journée avec son bilan de 15 victoires pour 21 défaites. Un bilan quelque peu entaché par les performances à l’extérieur de l’équipe : 4 victoires pour 14 défaites. Phoenix a eu une saison quelque peu mouvementée. Tout a commencé avec la situation de Brittney Griner. Puis, entre les blessures et les dramas internes, le mouvement majeur a été le départ de Tina Charles. Arrivée comme recrue phare dans l’Arizona, elle n’a finalement joué que 16 matchs avant de laisser la raquette du Mercury orpheline. Un départ que l’effectif a su prendre à son avantage. « L’abandon » de Charles a bien été vécu comme tel par le groupe qui en a tiré une hargne supplémentaire, une raison de plus de se dépasser. Elles l’ont finalement fait, elles ont accroché ses Playoffs grâce à cet esprit revanchard. Skylar Diggins-Smith fait une saison dantesque (3e meilleure marqueuse de la ligue) et l’éternelle Diana Taurasi est toujours au rendez-vous quand il le faut. Derrière ce duo, Sophie Cunningham et Diamond Deshield apporte toute leur fougue tandis que Shey Peddy s’est aussi révélée cette saison.

Les points forts

  • Skylar Diggins-Smith : c’est un point fort à elle toute seule. Lorsqu’elle est en forme, personne ne peut l’arrêter. Scorer, shooter, driver : elle sait tout faire et son équipe l’a bien compris. Le jeu de Phoenix se fixe beaucoup autour d’elle et de sa performance du soir. Et puis, dans les moments clutchs, mieux avoir Skylar dans son équipe que l’inverse si vous voulez mon avis…
  • La combativité : encore une fois, Phoenix possède cette force, on sait qu’elles ne vont jamais lâcher ! Vous regardez un match de Phoenix, vous pouvez être sûr que ça va courir, crier, trashtalk et se jeter sur tous les ballons. Cette folie qu’on retrouve chez le Mercury est aussi bien leur plus grande force que leur plus grand défaut…
  • La rapidité : sans point de fixation dominant dans la raquette, Vanessa Nygaard a developpé un jeu small ball très rapide et fluide. Phoenix est par exemple l’une des équipes qui se projettent le mieux après une perte de balle adverse ou sur contre-attaque. Un jeu de transition qui repose beaucoup sur la rapidité des joueuses extérieures. C’est aussi un atout pour aller s’imposer dans la raquette et provoquer des fautes.

Les points faibles

  • La raquette : sans Tina Charles et Brittney Griner, la raquette est désertique dans l’Arizona. On adore Brianna Turner mais en poste 5 c’est un petit peu limite …
  • La défense : Phoenix est la 3e équipe qui encaisse le plus de points par match. Même si l’équipe peut avoir des séquences très intéressantes, c’était malheureusement trop rare en saison régulière et il faut dire que le small ball n’aide pas, notamment sous les cercles, dans la bataille aux rebonds…

La question de la mort : Allô docteur ? Comment ça va ? L’infirmerie de Phoenix n’a jamais cessé d’être occupée cette saison. Et cette fin de saison ne déroge pas : ce sont les deux stars qui ont été absentes. Diana Taurasi touchée au quadriceps, Skylar a été malade puis absente pour raisons personnelles. Sans ces deux joueuses, le Mercury a déjà réussi le miracle de se qualifier. Maintenant, pour espérer continuer plus longtemps cette saison, ces deux joueuses nous paraissent essentielles : qui imaginerait Phoenix capable de se qualifier sans Diana Taurasi et Skylar Diggins-Smith ?

Les points clés

La défense sera forcément un élément hyper important de cet affrontement. On l’a vu, ces deux équipes sont la 3e et la 4e équipe qui encaissent le plus de points par match. On arrive en Playoffs, et normalement ce sont des choses sur lesquelles les équipes vont travailler. Las Vegas a un style particulier, Phoenix encore plus donc les défenses vont forcément devoir s’adapter. Phoenix devra par exemple trouver une solution pour contenir A’ja Wilson dans la peinture, tout en ne laissant pas trop d’espace à 3 PTS.

Les gestions tactiques des deux coachs vont aussi être intéressantes à étudier. On en a parlé pour Vegas : la gestion des rotations pour les Aces est un point d’interrogation pour nous. Comment Becky Hammon va-t-elle gérer les temps de jeu lors de ce premier tour des Playoffs ? Mais pour Phoenix c’est la même chose. Affronter Las Vegas est un vrai casse-tête tactique et Nygaard a des choix forts à faire pour espérer l’emporter.

Le duel à surveiller

Avec les incertitudes cotés Phoenix, on a choisi de mettre en avant deux joueuses qui ont, selon nous, un rôle similaire : Jackie Young et Sophie Cunningham.

Ces deux joueuses ont un rôle d’energizer dans leur équipe. Jackie Young nous a fait un début de saison absolument remarquable offensivement. Aujourd’hui dans les discussions pour le titre de « Meilleure Progression » (MIP), elle s’efface un petit peu parfois pour laisser ses coéquipières de talent s’exprimer. Mais lorsque Young sort de sa boîte, elle est quand même bien difficile à arrêter. Nous sommes presque sûrs que des Wilson, Gray ou encore Plum vont réussir leur match mais si Young est aussi dedans, alors les Aces semblent inarrêtables.

Pour Sophie Cunningham, c’est son rôle de facteur X qui est marquant. Au delà même du jeu, elle est très expressive sur le terrain et peut être suivie par tout le monde sur le terrain. Alors oui, on peut ne pas aimer ce comportement de provocatrice en tant que supporter mais sur le terrain, c’est ce qui fait l’ADN de Phoenix : cette énergie et cette fougue que symbolise parfaitement l’ancienne landaise. Elle a d’ailleurs endossé le rôle de leader en l’absence de DT et SDS.

Pronostics

Ces deux équipes se sont jouées trois fois cette saison et le résultat est sans appel : trois victoires convaincantes pour Las Vegas. Cependant, ces trois rencontres étaient durant le mois de mai et les choses ont bien changé depuis (Tina Charles était encore là lors du dernier affrontement). En prenant en compte les incertitudes pour Phoenix et le fait que l’équipe soit très peu à l’aise à l’extérieur, nous pensons que les Aces vont s’imposer par deux fois chez elles (les deux premiers matchs sont dans le Nevada, si match décisif, il sera dans l’Arizona). Pronostic made in BLB : victoire 2-0 des Aces.

Le programme :

Match 1 – 18/08 à 4h : Mercury – Las Vegas

Match 2 – 21/08 à 3h : Mercury – Las Vegas

Match 3 – 24 ou 25/08 à 1h ou 3h : Las Vegas – Mercury (si besoin)

Equipe(s) en lien : Las Vegas Aces Phoenix Mercury