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Nouveau format de Playoffs, nouveau format de Preview ! La Team BLB vous accompagne dans ces PO en passant au peigne fin toutes les rencontres. Retour sur la saison, enjeux clés, duels à surveiller, point fort/point faible : on fait le point pour que vous suiviez au mieux ces phases finales ! Aujourd’hui, on se retrouve pour parler de l’affrontement (au meilleur des trois matchs) entre le 2e et le 7e de la ligue : Chicago contre New York.

Crédit : WNBA

Chicago Sky (26-10)

Le Sky termine deuxième de la ligue à égalité de bilan avec Las Vegas : 26 victoires pour 10 défaites. Chicago a effectué une bien meilleure saison régulière que la saison passée avec un bilan historique pour la franchise malgré le fait d’avoir perdu sa première place à une journée de la fin. En attaque, ça tombe de partout : Chicago possède la deuxième meilleure attaque de la ligue. En défense, la raquette est quasiment infranchissable puisque le Sky est la deuxième équipe qui contre le plus (4.3 contres de moyenne). De plus, le Sky est la quatrième meilleure défense de la ligue. La franchise de l’Illinois, portée par une CP3 en mode triple double (deux cette saison portant son total en carrière à quatre) mais également par le General Courtney Vandersloot qui a rentré des buzzer beatter à tout va et qui dirige son attaque d’une main de fer. Chicago n’est pas en playoffs pour trier des lentilles, l’objectif est plus que clair dans les têtes des joueuses et du staff : le back to back ou rien.

Les points forts

  • L’expérience du champion : cela peut être une phrase bateau mais personne ne connait mieux le chemin pour remporter le titre que le champion en titre lui-même. Le roster n’a que très peu changé cette année, le niveau de l’équipe n’a pas évolué voir, à augmenter avec l’apport de joueuses comme Messeman et Allemand. Les joueuses l’ont montré lors de la saison régulière, elles ont les crocs et ont envie de revivre ce qu’elles ont vécu l’année passée.
  • Candace Parker : Qui d’autre ? Elle porte littéralement l’équipe sur son dos lors des moments chauds. Elle est toujours là, vocalement pour donner un conseil sur le placement à adopter sur une dernière possession que ce soit en attaque ou en défense. Au-delà du côté vocal, sur le terrain, on a juste l’impression qu’elle n’a jamais été aussi forte. Deux triples doubles portant à quatre son total en carrière. Cela résume bien son importance primordiale dans le système de James Wade. Et cela s’est clairement ressenti pendant son absence où le jeu du Sky était beaucoup moins fluide.
  • Le banc : gros coup de cœur pour le banc du Sky. Il y a toutes les rotations nécessaires avec des joueuses qui s’intègrent parfaitement à l’identité de cette équipe. Derrière Vandersloot, vous avez l’une des meilleures meneuses européennes : Julie Allemand. Accompagnées par Dana Evans et Rebekah Gardner, ça vous fait quand même un très bon backcourt en second unit. A l’intérieur, nous avons Azura Stevens. Dans les discussions pour être la 6e joueuse de l’année, elle fait une excellente saison pour aider Chicago en sortie de banc.

Les points faibles

  • Soi-même : on ne vous cache pas qu’on a bataillé pour trouver un point faible à cette équipe. Et si le pire ennemi du Sky ce n’était pas lui même ? La pire chose qui peut arriver à cette équipe c’est de tomber dans un faux rythme : prendre trop de shoots compliqués en attaque sans réussite, ne pas mettre assez d’intensité en défense et se laisser endormir… Ça s’est déjà vu cette saison dans les défaites du Sky et c’est finalement ce qui peut arriver de pire pour nous.

La question de la mort : Qu’est-ce qui peut arrêter cette équipe ? Chicago fait figure de grand favori pour ces Playoffs. On a l’impression que, en forme, rien ne peut arriver à cette équipe. -28 contre Vegas ? Pas de soucis, ça remonte et ça change le match. D’ailleurs, la plus grosse défaite de Chicago cette saison elle est de 11 points, sinon ça ne se joue à rien. La défense est hyper solide, il y a des menaces partout en attaque, l’effectif est complet, la franchise vit sa meilleure saison : bref, qu’est ce qui peut empêcher cette équipe de faire le back-to-back ?

New York Liberty (16-20)

La franchise de la Big Apple s’est qualifiée lors de la dernière journée. Elle décroche la septième place avec un bilan de 16 victoires pour 20 défaites. Il fallait avoir le coeur bien accroché pour suivre New-York cette saison. Cela a très mal commencé avec un bilan de 1 victoire pour 7 défaites. Et cela malgré les performances historiques de Sabrina Ionescu, qui comme CP3 est adepte du triple double. Les joueuses de Sandy Brandello se sont remises la tête à l’endroit lors du mois de juin et, l’arrivée de Marine Johannès n’y est pas pour rien. Grâce une belle fin de saison, elles parviennent à décrocher les playoffs. Le Liberty ne joue pas le meilleur basket de la ligue mais les joueuses sont talentueuses et très intéressantes à voir jouer : la qualité de passe de Ionescu, les filoches de Marine Johannès, les duels à l’intérieur de Dolson et Natasha Howard qui sort de l’une de ses meilleures saisons en carrière. Le retour de Betnijah Laney a aussi fait un bien fou à cette équipe.

Les points forts

  • Marine Johannès : En sortie de banc, notre frenchie peut faire totalement basculer une rencontre quand elle est dans la zone. Des éléments qu’on a cessé de vous mentionner dans nos épisodes de A la Conquête de l’Amérique. Un facteur X majeur du Liberty qui, de par son adresse et sa vision de jeu, est capable de créer les espaces nécessaires pour faire jouer ses coéquipières aussi bien à l’extérieur (en libérant notamment Ionescu), qu’à l’intérieur (en servant parfaitement bien Dolson/Howard/Xu). Idem concernant son impact défensif, très plébiscité outre-Atlantique et qui s’est avéré très important en 2e partie de saison.
  • Le jeu des écrans : avec Dolson et Howard dans l’équipe, les écrans sont dévastateurs et font la différence pour le Liberty. On ne se rend pas assez compte de la différence que fait Stef Dolson sur chaque écran. Elle crée le décalage qu’il faut à chaque fois que ça soit sur pick and roll ou pour démarquer ses shooteuses. Même chose pour Natasha Howard qui, elle, est plus adepte du pick and roll. Et surtout l’avantage de toutes ces intérieures à New York, c’est leur polyvalence. Même Han Xu (plus grande joueuse de la ligue) est capable de tirer à 3pts comme de prendre la balle au dessus de la tête de tout le monde. Après un écran, tout peut arriver.
  • Le danger de l’adresse extérieur : c’est ce qui rend cette équipe si imprévisible. New-York est une équipe qui tire énormément à 3 pts avec un des meilleurs pourcentages de la ligue. Tout le monde peut tirer, même si la menace vient surtout du backcourt. Entre Sabrina qui peut vous envoyer des tirs du logo sans soucis, Marine Johannes capable de sortir de sa boîte sur une jambe, Bec Allen et Samy Whitcomb qui peuvent être en feu à tout moment : c’est difficile d’appréhender cette équipe si elle est dans un bon soir. Et même sans parler de tirs derrière l’arc, les jumpshots mi-distance sont de vraies armes pour le Liberty (Dangerfield, Dolson, Howard, Laney et toutes celles citées avant).

Les points faibles

  • Un jeu prévisible : Le problème pour le Liberty, c’est le fait de se reposer sur un type de jeu et de s’entêter dedans même si cela ne fonctionne pas. C’est le cas avec les shoots extérieurs, il faut le dire le Liberty vit et meurt par le shoot à trois points. Sur les Playoffs, cela peut leur jouer des tours. New York pourra toujours compter sur Dolson et Howard pour amener de la variété avec du jeu intérieur, mais il faudra s’adapter rapidement pour espérer aller plus loin.
  • Les pertes de balles en fin de match : c’est le tendon d’Achille des new-yorkaises. Visiblement en fin de match, le ballon glisse un peu plus. Cela a déjà couté cher à de nombreuses reprises en saison régulière, mais avec la pression des Playoffs, est-ce que ça ne peut pas être encore pire ?

La question de la mort : Est-ce que vous êtes chaud ce soir ? On l’a dit, le Liberty se repose beaucoup sur son adresse extérieure. Et il faut le dire, quand tout le monde s’accorde pour mettre dedans le même soir, cette équipe est injouable. Maintenant cette situation n’est arrivée que très rarement et c’est aussi le problème de cette équipe et de son style de jeu : l’inconstance. Autant cette saison les fans du Liberty ont pu voir des masterclass de leur équipe, autant des fois on n’a vu des choses qui donnent envie de se frapper la tête contre son écran. Si le Liberty arrive dans ces Playoffs en pleine confiance et on fire, alors ça peut faire peur.

Les points clés

Ce premier tour de Playoffs marque le remake d’un duel de coachs mythiques : James Wade vs Sandy Brandello. La dernière fois que ces deux-là se sont rencontrés, c’était en finale WNBA 2021, c’est Wade qui l’a emporté et Brandello vivait sa dernière saison à Phoenix. Au-delà de l’histoire entre les deux, le coaching va être super intéressant à observer. Spoiler alert : le Sky va cibler Sabrina Ionescu. On le sait. Ils l’ont fait à plusieurs reprises avec pas mal de réussite alors pourquoi Wade se priverait. Maintenant, si on le sait, Sandy aussi le sait alors comment va-t-elle s’adapter ? Pour nous, c’est l’enjeu principal de cet affrontement.

Deuxième point, l’intensité physique. New York en a manqué cruellement pendant cette saison régulière alors qu’elles ont les armes pour répondre. Défensivement, des joueuses comme Howard ou Laney doivent réussir à prendre le dessus. Elles sont capables de le faire, et c’est une amélioration de jeu qu’on attend en Playoffs. Si le Liberty se laisse marcher dessus et laisse le Sky imposer son rythme et son jeu, alors il n’y a aucun espoir. Si New York défend dur et provoque des fautes, alors on aura une belle opposition.

Le duel à surveiller

On pourrait vous parler de plein de duel : Dolson vs Meesseman, Parker vs Sabrina (pour savoir qui fera son triple-double en premier), Howard vs Parker, Cooper vs Laney … Mais on a choisi de mettre en avant le duel de meneuses, deux joueuses essentielles à leurs équipes et qui se ressemblent : Courtney Vandersloot vs Sabrina Ionescu.

D’un côté, Vandersloot est l’assurance tous risques et l’expérience. On l’a d’ailleurs vu quand elle était absente pour le Sky qui a, d’un coup, eu plus de mal. Deuxième meilleure passeuse de la ligue, elle est véritablement la cheffe d’orchestre de son équipe. Son apport dans les moments clutchs est considérable et le Liberty le sait avec sa défaite à cause d’un 3 pts au buzzer incroyable de Sloot.

De l’autre, Sabrina vit ses premières Playoffs WNBA même si on a l’impression qu’elle a toujours été là. Avec des stats faramineuses cette saison ( 17.4 points, 7.1 rebonds, 6.3 passes) et plusieurs triple-double, c’est la fille à tout faire de cette équipe. C’est bien simple : New-York lui appartient. Tous les ballons passent par elle, encore plus en fin de match. C’est à la fois la force et la faiblesse de cette équipe. Lorsque Sabrina est en feu, personne ne peut rien y faire mais quand elle a un coup de moins bien , l’équipe dépend encore trop d’elle (même avec un effectif aussi talentueux). A voir comment elle va réagir face au traitement que lui réserve James Wade.

Chauvin comme on est, on est obligé de vous donner du rab et de vous parler d’un deuxième duel. Un duel fratricide entre lionnes : Marine Johannès vs Julie Allemand.

On vous a déjà parlé du rôle de Marine dans son effectif et de tout ce qu’elle peut apporter. Quant à Julie, elle a la lourde tâche de suppléer Vandersloot, mais elle le fait très bien en faisant jouer ses coéquipières. Maintenant, à voir comment les temps de jeu de ces deux joueuses vont évoluer en Playoffs. Elles se connaissent par cœur, elles jouent ensemble à Lyon depuis des années et voilà qu’elles se retrouvent en Playoffs dans leurs rêves américains respectifs : tout un symbole.

Crédit: LDLC ASVEL

Pronostics

Sur la saison, avantage à Chicago avec 3 victoires à 1. Si on oublie la première confrontation, qui était juste une boucherie tant Chicago a roulé sur New-York, les trois autres rencontres étaient bien plus serrées, elles se sont toutes jouées dans les dernières secondes avec même un buzzer beater de Vandersloot et un and one clutch de Ionescu.
Même si les matchs ont été accrochés, c’est souvent Chicago qui a mieux géré les fins de match. En mode playoffs, on ne voit pas trop comment le Liberty peut aller battre le champion en titre sur ses terres. Les matchs seront certainement âpres et serrés mais l’expérience du champion devrait faire la différence. Prono made in BLB : victoire 2-0 pour le Sky.

Le Programme

Match 1 – 18/08 à 2h : New York – Chicago

Match 2 – 20/08 à 18h : New York – Chicago

Match 3 – 24-25/08 à 1h ou 3h : Chicago – New York (si necessaire)

Equipe(s) en lien : New-York Liberty Chicago Sky