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A deux jours du début de l’Eurobasket Féminin 2021 se déroulant à Strasbourg et Valence, nous vous proposons un petit récapitulatif des conférences de presse : les attentes et impressions des capitaines et coaches des équipes se trouvant à Valence.

La première équipe à se présenter en conférence de presse d’avant- euro est la Slovaquie, avec la joueuse Sabina Orozsova et son coach Juraj Suja.

Pour sa deuxième participation européenne, la joueuse slovaque montre son enthousiasme d’être à Valence. Avec son équipe, elles ont travaillé dur pendant deux ans pour être ici, estimant que le groupe doit en profiter. L’ambiance au sein de l’équipe est bonne, selon le coach, qui pointe néanmoins le forfait de 2 joueuses importantes du groupe, même s’il estime avoir un bon groupe qui veut aller de l’avant et qui est prêt à se battre pour le pays.

Une équipe slovaque enthousiaste à l’idée de démarrer cet euro.

Sabina Orozsova et Juraj Suja pour la Slovaquie

A 11h10, c’était au tour de la Suède de se présenter en conférence de presse, avec le coach Marco Crespi et la capitaine, bien connue de tous en France, qui évolue au Tango Bourges Basket, Elin Eldebrink.

L’équipe suédoise est très motivée à l’idée de se lancer dans cette compétition « amusante », selon les mots de la capitaine. Pour Marco Crespi, la motivation du coach vient du fait d’encadrer une équipe forte dans une compétition telle, avec des joueuses de haut niveau. « Quand je coach, l’équipe que j’ai sur le moment est la meilleure ».

Une équipe suédoise qui doit faire sans certaines joueuses importantes du groupe, une équipe que la France avait battu par deux fois en matchs de préparation.

Elin Eldebrink et Marco Crespi pour la Suède

À 12h50, nous sommes en compagnie de Vasilis Maslarinos et Katerina Sotiriou pour la Grèce.

Suite à la blessure de certaines joueuses importantes sur et en dehors du terrain, Katerina constate que le talent est important mais ne fait pas tout. Cette équipe a l’habitude de se battre selon elle, et cette bataille n’en est qu’une de plus, considérant mériter d’être ici. Le coach mentionne trois gros match à venir pour l’équipe mais sent ses filles prêtes, croit en elles et en leur talent. Pour l’équipe, l’isolement en bulle est difficile à vivre mais cela fait partie du jeu, l’équipe doit rester concentrée, et se montrer forte mentalement.

Une équipe de Grèce qui se présente comme un réel outsider dans cet euro.

Katerina Sotiriou et Vasilis Maslarinos pour la Grèce

En début d’après-midi, Jelena Skerovic et Snezana Aleksic du Monténégro, se présentent au micro.

Pour la 6e fois d’affilée, le Monténégro est présent à l’euro, ce qui montre l’importance de ce sport dans le pays selon le coach. Snezana, qui a évolué à Valence il y a quelques années, est heureuse d’être là, tout comme l’équipe, selon ses dires. L’équipe est prête à tout donner dès le premier match, même s’il est difficile de jouer dans une bulle.

Une équipe monténégrine remontée à bloc, qui se présente pleine d’enthousiasme.

Snezana Aleksic et Jelena Skerovic pour le Monténégro

Puis à 16h est venu le temps pour l’équipe d’Italie d’arriver en conférence de presse, avec Lino Lardo et la joueuse Sabrina Cinilli.

Les joueuses travaillent dur et l’équipe est prête à jouer. Ce nouveau rôle de capitaine pour Sabrina a été une surprise un honneur mais dans l’équipe, chacune des filles est un peu une capitaine, selon ses mots. Elle veut apporter son expérience a une équipe jeune pleine de talent. Evoluer dans cette bulle n’est pas chose évident selon Sabrina, qui reste focalisée sur l’équipe et le challenge à relever. Pour le coach, les attentes sont d’aller le plus loin possible dans un groupe difficile. « Le rêve serait de finir premier mais ce tournoi est difficile. Je lis dans les yeux et le coeur des joueuses qu’elles ont envie de gagner. J’enseigne aux joueuses à penser que ce n’est pas impossible ».

Une équipe italienne qui avait donné du fil à retordre aux françaises lors de la préparation à Mulhouse.

Sabrina Cinilli et Lino Lardo pour l’Italie

L’équipe de Serbie se présente ensuite avec Marina Maljkovic et Jelena Brooks. 

Ce tournoi s’annonce différent à cause de la situation sanitaire selon la capitaine, mais l’équipe travaille chaque jour pour être meilleure, tout en s’appuyant sur l’expérience. « Je pense que nous allons faire du beau boulot ». Pour la coach, l’idée est  de continuer où l’équipe s’était arrêtée en 2019, avec une équipe présente aussi bien en défense qu’en attaque, s’appuyant sur son style de jeu propre à la Serbie, apprécié de tous au pays. Cette équipe, en laquelle elle croit, grandit et vit bien, telle une famille et ce peut être la clé de la réussite.

Une équipe serbe prétendante au podium, prête à en découdre.

Jelena Brooks et Marina Maljkovic pour la Serbie

L’équipe hôte, l’Espagne, arrive à son tour en conférence de presse, avec l’infatigable Laia Palau, qui disputera là son 10e euro, et le coach emblématique Lucas Mondelo.

Après que Laia et Lucas aient souhaité la bienvenue à tous à Valence, ils ont remercié la fédération espagnole qui supporte le basket féminin et permet donc au pays d’être hôte de cet euro, un euro que les deux qualifient de tournoi de grand niveau, peut-être un des plus serrés de tous les temps. Laia admet avoir de la pression de jouer à domicile mais se rappelle au souvenir de la coupe du monde 2018 et cette médaille remportée à Tenerife. Elle considère que cette équipe est plus forte et prête pour ce nouveau challenge. L’Espagne a gagné les 2 derniers tournois européens et a à coeur d’en gagner un 3e d’affilée, chose qui ne s’est pas vue depuis 40 ans, du temps de l’Union Soviétique, pays qui n’existe plus aujourd’hui. Même si l’équipe n’est pas favorite, Laia estime que le groupe joue toujours chaque match avec une peur pour l’adversaire, ce qui en fait sa force, son secret.

Quant à l’avenir notamment d’Alba Torrens dans la compétition, Lucas Mondelo nous informe qu’elle continue de travailler et qu’il saura demain si elle est apte ou non à jouer. Perdre Alba serait comme si Meesseman ne jouait pas pour la Belgique, selon ses mots, mais rappelle qu’Alba n’était pas présente à l’eurobasket 2019 qui avait pourtant vu la victoire des espagnoles. Laia définit l’équipe comme plus unie que jamais et se rend compte encore plus de la chance de pouvoir jouer.

Une équipe espagnole qui aura à coeur de faire mieux que lors des matchs de préparation face à la France.

Laia Palau et Lucas Mondelo pour l’Espagne

On termine cette journée de conférence de presse « pré-euro » avec la Biélorussie et Nataliya Trafimava et Mariya Papova.

Pour la 2e compétition de suite, la Biélorussie rencontre le pays hôte lors du premier match. Pour l’équipe, c’est un match comme un autre, l’équipe sera prête, grâce à un groupe avec des joueuses d’expérience, qui sont connectées. La capitaine exprime sa joie d’être présente en Espagne et indique que l’équipe entière est impatiente de commencer la compétition.

Toutes les équipes sont donc fin prêtes à se lancer dans cette édition qui ne ressemble à aucune autre.