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A mi-saison, on revient sur le parcours des clubs français. Nous allons en profiter pour sortir une série d’articles qui vous donnera un aperçu global de ce début de saison. Entre les flops et les tops, c’est l’Heure du Débrief proposé par les rédacteurs de la Team BLB !

Le principe est clair, J-2 avant le retour de la LFB, un épisode par jour et on va monter crescendo dans les tops comme dans les flops ! Au programme de cet épisode, Montpellier et Mont-de-Marsan, deux équipes évoluant en Euroleague cette année. Retour sur la saison de ces deux clubs.

Le Flop : Lattes-Montpellier

Sortant d’une remarquable saison, vainqueur de la Coupe de France et finaliste de LFB, le BLMA connaît une nouvelle année beaucoup plus compliquée. Si les Gazelles réalisent une saison en LFB plutôt décevante, c’est en Euroleague, aussi surprenant soit-il, que Montpellier arrive à s’exprimer le mieux. Presque assurées d’être qualifiées en quarts de finale d’Euroleague, les lattoises pourraient être le seul représentant français encore en lice dans cette compétition. Alors si cette saison 2021-2022 est pour le moment assez décevante, entre autres à cause d’un effectif court et diminué par les blessures, un mois de janvier convaincant pourrait redonner une dynamique positive au club de l’Hérault.

Depuis l’arrivée d’Edwige Lawson-Wade aux commandes (manager général) du BLMA, le club avait réussi à conserver une certaine stabilité, assurant depuis maintenant plusieurs années toujours une place parmi les cadors du championnat. Seulement, Montpellier et Edwige Lawson-Wade ont mis fin à leur collaboration en fin de saison dernière, de quoi engager alors un processus de reconstruction du club lattois. Ce renouveau est alors incarné par la signature du coach breton Stéphane Leïte pour 3 saisons. Toutefois, après seulement six semaines et pas un seul match coaché, l’ancien technicien de Landerneau est licencié laissant ainsi sa place à l’ex-coach de l’ASVEL Féminin, Valéry Demory. C’est alors le début des galères pour Montpellier. Même si le Trophée des Champions remporté en début de saison montrait, aux yeux du public, une belle image, la réalité était bien différente au BLMA. Olivia Epoupa, Migna Touré, Sydney Wallace, Haley Peters, Ana Maria Filip et Elodie Naigre, voilà les seules joueuses professionnelles ayant enfilé le maillot des Gazelles de manière régulière cette année. Pour pallier au manque de rotations causé par les blessures mais aussi par un effectif sûrement trop court, Montpellier engage puis se sépare de joueuses, Avery Warley-Talbert d’abord, remplacée par Katherine Plouffe ensuite, il y a également eu la pige de Bintou Marizy en fin d’année 2021. Forcément, devant la répétition des matchs, il devient alors très compliqué pour Valéry Demory de mettre en place un collectif, une alchimie d’équipe. C’est en LFB que le BLMA a le plus de mal, c’est seulement quatre petites victoires pour huit défaites synonymes d’une très mauvaise 11ème place…. En Euroleague, le bilan équilibré de six victoires pour autant de défaites est plus satisfaisant, avec une qualification pour les quarts de finale quasiment assurée.

Alors même si l’effectif est court, des joueuses de qualité le composent, à l’image de Migna Touré ou d’Olivia Epoupa. Toutefois, pour la première, c’est une saison en demi-teinte, à mi-parcours, Mamignan Touré évolue en moyenne à seulement à 7.5 points, 2.1 rebonds et presque 3 passes décisives pour 2.7 balles perdues. Aux premiers abords, cette ligne de stats est plutôt correcte mais lorsque l’on regarde son pourcentage aux shoots (36.5%) ou son évaluation moyenne (5.3), force est de constater que l’internationale française connait une première partie de saison difficile, peut-être due à l’enchaînement des matchs ou à l’effectif en changement constant. En tout cas, Migna Touré n’est pas aussi performante que lors des saisons passées. A l’image de son équipe, c’est en Euroleague qu’elle s’épanouie le plus, comme lors de la réception de l’ogre russe d’Ekaterinbourg ou lors de la victoire face à Szekszard à domicile également. Pour autant, l’autre joueuse dont il faut parler, c’est Olivia Epoupa. La meneuse, désormais référencée dans le monde entier, réalise une brillante saison. Évoluant, en moyenne, à 13.6 points, 6.1 rebonds, 4.2 passes décisives et surtout 4.2 interceptions (avec une pointe à 9) pour une évaluation de 15.7. Olivia Epoupa est sûrement la pièce maîtresse du BLMA cette saison, comme lors du tout premier match de la saison européenne contre Prague, elle est essentielle aux victoires des siennes. Alors si Migna Touré réalise une première partie de saison en dents de scie, Montpellier peut compter sur la régularité de sa meneuse internationale, Olivia Epoupa. Finalement, ce duo incarne assez bien la saison du BLMA, alternant le bon et le moins bon.

Si ce début de saison est plutôt décevant, Montpellier entrevoit sûrement le bout du tunnel, et ce notamment avec l’arrivée de Romane Bernies en fin d’année 2021 mais aussi grâce au retour sur les parquets d’Ana Dabovic et à celui de Diandra Tchatchouang qui ne devrait plus trop tarder. Cet élan positif, il est incarné par les prestations intéressantes rendues au Prado face à Bourges, en Coupe de France comme en LFB. Toutefois, il faut mesurer ces progrès puisque Montpellier, malheureusement, fonctionne cette saison en courant alternatif !

Crédits Photo : FIBA

Le Top : Basket Landes

Championnes de France en titre, les joueuses de Basket Landes se devaient de réaliser une belle saison. A mi-parcours, c’est chose faite et pourtant, les coéquipières de Céline Dumerc ont connu pas mal de difficultés. Entre les blessées, un calendrier très chargé et un groupe d’Euroleague au niveau rarement vu, les landaises s’en sortent quasiment indemnes. Basket Landes, à mi-saison, c’est une deuxième place en LFB avec un bilan de 9 victoires pour 3 défaites. Mais surtout, dans le groupe de la mort en Euroleague, c’est entre la cinquième et la sixième place, synonymes de qualification pour les quarts de finale d’Eurocup, que les protégées de Julie Barennes termineront leur saison. En résumé, Basket Landes a réussi à performer sur tous les tableaux, et ce, malgré une concurrence très rude !

A Mont-de-Marsan, plus précisément à l’Espace François Mitterand, le public répond généralement toujours présent. Toutefois, cette saison, le nombre de matchs se jouant à guichets fermés explose et c’est peut-être ça le meilleur indicateur de la réussite des landaises. Un public conquis pour une saison réussie ! Toujours coaché par l’excellente Julie Barennes, Basket Landes réussit, pour le moment, une saison tout simplement hors du commun. Entre la qualification en demi-finale de Coupe de France remportée sur le terrain face à l’armada lyonnaise, les batailles européennes livrées face à Koursk ou Sopron pour ne citer que celles-ci, quand les landaises jouent à domicile, elles sont globalement épatantes ! Peu importe l’adversaire, les joueuses en bleu s’appuient sur un collectif très efficace avec pas moins de 8 joueuses à plus de 8 points inscrits en moyenne par match. Avec son statut de Champion, Basket Landes a prouvé jusqu’à présent que son titre, acquis l’année dernière au terme d’une éprouvante saison, ne doit rien au hasard, mais seulement au travail de ce club en pleine ascension. A l’image de sa coach, Julie Barennes qui ne cesse de gravir les échelons, nommée sélectionneuse nationale des Pays-Bas récemment. Pour l’instant, Basket Landes est tout simplement un des très sérieux favoris au titre en LFB, mais aussi en Eurocup, compétition dans laquelle les filles du Sud-Ouest seront renversées grâce à leurs beaux résultats en Euroleague.

Cependant, les landaises doivent cette réussite en partie à ce talentueux duo, jeune et plein d’énergie ! Marine Fauthoux en qualité de meneuse de jeu d’abord, Regan Magarity dans la raquette ensuite. La première sortait d’une saison difficile avec Lyon la saison passée. Mais ce que réalise jusqu’à présent la jeune meneuse est juste impressionnant. En Euroleague, c’est 12.8 points, 2.8 rebonds et 3.8 passes décisives pour 11.8 d’évaluation en moyenne. Pleine de talent et de culot, Marine Fauthoux s’est montrée omniprésente et surtout essentielle comme lors de la victoire majuscule face à l’ogre hongrois de Sopron sous les yeux du public landais. Être la fille d’un ancien joueur professionnel n’est pas évident, il est difficile de s’en détacher, mais avec la saison qu’elle réalise, Marine Fauthoux vient probablement de faire taire ses détracteurs, de se forger un nom et de se montrer désormais à l’international, dans la continuité de son parcours déjà riche en Equipe de France mais aussi de sa sélection en WNBA où elle fut draftée par la franchise de New York l’année dernière. Ensuite, il y a le phénomène suédois, Regan Magarity. La jeune intérieure formée aux Etats-Unis par l’Université de Virginia Tech est désormais bien connue en LFB. A l’instar de Marine Fauthoux, cette jeune joueuse de 25 ans réalise une magnifique saison. Regan Magarity évolue en moyenne à près de 14.3 points, 7.5 rebonds et presque 2 passes décisives pour 17.3 d’évaluation. Cette saison, l’intérieure suédoise, passée par Tarbes où elle se fit réellement connaître (20.3 d’évaluation en moyenne), a découvert l’Euroleague cette année. Pour autant, cela n’a pas l’air de l’avoir chamboulé puisqu’elle y est l’une des meilleures rebondeuses (9.8) et où son évaluation est juste impressionnante (19.0). Alors si Basket Landes est une équipe avant tout très forte collectivement, elle doit beaucoup à ce jeune et talentueux duo qui a fait des ravages jusqu’à présent !

En fin de compte, cette première partie de saison aura été quasiment parfaite pour des landaises qui ont dû composer avec les blessures et avec un calendrier riche en matchs difficiles. Toutefois, les joueuses du Sud-Ouest ont réalisé de magnifiques prestations, sous les yeux de leur public comme à l’extérieur. Cette équipe, dont on connaît les moindres recoins grâce au formidable travail de communication fourni par le club, jouera à fond sa chance dans toutes le compétitions où elle est encore en lice. A Basket Landes, c’était s’effondrer ou confirmer, après la belle histoire de l’année passée. Pour l’instant, on peut le dire, Basket Landes confirme une ascension voulue et maîtrisée, vers les sommets de la LFB.

Crédits Photo : FIBA

Rendez-vous demain, samedi 19 février, pour la fin de cette série d’articles !

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