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A mi-saison, on revient sur le parcours des clubs français. Nous allons en profiter pour sortir une série d’articles qui vous donnera un aperçu global de ce début de saison. Entre les flops et les top, c’est l’Heure du Débrief proposé par les rédacteurs de la Team BLB !

Le principe est clair, J-3 avant le retour de la LFB, un épisode par jour et on va monter crescendo dans les tops comme dans les flops ! Au programme de cet épisode, Lyon et Angers, deux équipes aux parcours bien différents. Retour sur la saison de ces deux clubs.

Le FLOP : LDLC ASVEL Féminin

Depuis le début de la saison et même depuis maintenant plusieurs années, le club de Tony Parker s’est installé dans la cour des Grands Clubs français. Alors si cette saison est loin d’être catastrophique (3ème de LFB, qualifié en 1/8 de finale d’Eurocup), un goût amer de déception vient en tête quand on parle de l’ASVEL. Eliminée par Basket Landes le 23 janvier dernier en 1/4 de finale de la Coupe de France, battue à domicile, le 18 décembre, dans le duel face à Bourges à l’Astroballe… Bref que d’occasions ratées, mal gérées par des lyonnaises en difficulté dans les duels couperets.

Il faut dire que cette équipe est constituée de joueuses référencées à l’échelle Mondiale. Ne serait-ce que le 5 majeur d’un calibre impressionnant : Julie Allemand, Sara Chevaugeon, Alexsandra Crvendakic, Alexia Chartereau et Cierra Burdick, à noter qu’en sortie de banc, on retrouve notamment la talentueuse Marine Johannes ou encore Héléna Ciak et Marième Badiane…. Pourtant ce magnifique roster, coaché par le très expérimenté Pierre Vincent montre des limites claires. On se souvient du non-match à Charleville en début de saison ou de la déconvenue en Espagne contre l’Estudiantes Madrid alors que les lionnes possédaient une large avance. Encore une fois, LDLC Lyon ASVEL Féminin n’est pas du tout une équipe qui n’est pas dominante (à l’instar de l’Eurocup par exemple) ou qui est passée à côté de sa saison (une 3ème place avec 8 victoires et 4 défaites). Simplement, à mi-parcours, elle n’est pas aussi performante qu’attendue.

Peut-être que c’est d’un point de vue statistiques qu’on voit le mieux ces difficultés, quand un effectif tourne en moyenne à 92.4 d’évaluation collective (soit la deuxième de LFB derrière le Bourges Basket) tout en ayant plus de 17 ballons perdus en moyenne par match, la marge de progression de cet effectif reste importante. Le collectif ne peut alors que grandir !

D’autre part, La recrue Alexia Chartereau a du mal à s’intégrer à ce roster. Pourtant, elle sortait d’une magnifique saison individuelle avec le Bourges Basket. MVP, Alexia Chartereau évoluait en moyenne à 15 points, 6,4 rebonds pour 16.5 d’évaluation. L’intérieure originaire du Mans avait réalisé de vraies performances (double-double, un match à 28 points, d’autres à plus de 30 d’évaluations) et ce, en Euroleague comme en LFB ou en Coupe de France. Cette saison, elle ne tourne « plus qu’à » 10.7 points, 5.4 rebonds pour une évaluation en baisse à 13. Surtout, ses grosses performances en LFB, plus rares, sont moins impressionnantes. Aucun match au dessus de 16 points cette saison en LFB. Alexia Chartereau a donc visiblement du mal à prendre ses marques avec un club lyonnais qui se doit de retrouver les sommets européens et l’Euroleague.

Alors évidemment, si au bout de la saison, l’ASVEL est championne de France, qu’elle se qualifie pour l’Euroleague Women ou encore qu’elle concrétise une belle saison en Eurocup, tout ceci étant possible par ailleurs, cet article n’aura eu qu’un seul mérite, rappeler à tous qu’une équipe prend du temps à se construire !

Credits Photo : FIBA

Le TOP : Angers

Pour sa première saison dans l’élite française depuis 2017, l’Union Féminine Angers Basket a employé les moyens nécessaires pour faire une belle saison, si bien qu’à mi-parcours, le maintien n’est sûrement plus le seul objectif ! S’adaptant parfaitement au niveau de la Ligue Féminine, le promu angevin joue crânement sa chance et ce à chaque match. Cette équipe, dans laquelle un véritable collectif est né, fait pour le moment une bien belle saison. Tout est alors possible pour Angers qui pourrait faire, dès son retour en LFB, les Playoffs. Sous les ordres de leur coach David Gautier, l’UFAB relève alors parfaitement le défi qui se présentait et effectue même une remarquable saison sous l’impulsion notamment de leur meneuse américaine Alexis Peterson.

Après avoir gagné sa place en LFB lors de la dernière saison, l’UFAB a donc décidé de construire un effectif compilant talent et expérience. Si Angers a d’abord signé deux joueuses connues des parquets LFB (Iva Slonjsak et Jasmine Bailey), le club s’est ensuite tourné vers l’étranger et a parié sur Oderah Chidom et Alexis Peterson. Visiblement, cette association réussit au promu qui affiche des résultats plutôt très encourageants comme lors des victoires à domicile contre Montpellier ou Charleville-Mézières. Il faut dire qu’Angers propose un jeu équilibré, certes avec un ratio passes décisives (16.2)/balles perdues (16.5) en négatif, mais avec une des meilleures moyennes statistiques à l’interception (9.9). Solides également à l’extérieur comme lors de la victoire face à la Roche Vendée, les angevines se montrent sereines et appliquées. En s’appuyant sur 4 joueuses en moyenne à plus de 10 points par match, Angers connaît ses forces et sait les mettre en valeur. C’est là que David Gautier doit être salué. L’impressionnant travail qu’il fournit depuis maintenant plusieurs années a été remarqué et apprécié par le nouveau sélectionneur de l’Equipe de France, Jean-Aimé Toupane. Convoqué en tant qu’assistant coach avec les Bleues, il est évident qu’Angers doit sa très belle saison en partie grâce au technicien choletais. De quoi donner des envies de Playoffs ! L’UFAB accroche une jolie 5ème place (6 victoires pour 7 défaites), même si cette position au classement général est à nuancer à cause des nombreux matchs reportés tout au long du mois de janvier en LFB.

D’autre part, la réussite du promu angevin s’explique également par la magnifique saison de sa meneuse américaine Alexis Peterson. Impactante dans tous les secteurs du jeu, celle qui évoluait au Maccabi Tel-Avic en Israel la saison passée réalise une bien belle prestation. En effet, Alexis Peterson évolue, en moyenne cette année, à près de 17 points, 3 rebonds, 5.3 passes décisives (mais 2.8 ballons perdus)et 2.4 interceptions pour 16.8 d’évaluation. Ses magnifiques statistiques et performances comme lors de la défaite à Villeneuve ou à l’inverse dans la victoire face aux Flammes Carolo font de l’Américaine une sérieuse candidate au titre de MVP en fin de saison. Véritable pièce maîtresse de l’UFAB cette saison, passée par la WNBA et le Storm de Seattle, Alexis Peterson (26 ans) incarne parfaitement la mentalité des angevines. Peu importe l’adversaire, Angers joue, prend du plaisir et propose un basket plaisant. Séduisante de par son jeu, Alexis Peterson est simplement l’une des meilleures meneuses cette saison. Mais pour autant, la LFB est aussi une ligue qui l’a séduite. L’ironie fait bien les choses ! Invitée dans l’émission Taille 6 produite en collaboration avec Delly, l’Américaine a donné un avis très positif sur l’élite française, une ligue dans laquelle elle se voit même terminer sa carrière !

Alors si à mi-parcours, l’UFAB s’est très certainement mise hors de portée de la menace relégation, les ambitions des joueuses d’Angers se portent maintenant très certainement vers les playoffs. Dans tous les cas, Angers est sûrement la surprise de la saison en LFB.

Crédits Photo : Angers Basket

Rendez-vous demain, vendredi 18 février, pour connaître la suite de la série !

Equipe(s) en lien : Lyon Angers