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Alors que l’idée d’un retour d’une des plus grandes joueuses de basket circulait dans les couloirs depuis quelques mois maintenant, c’est désormais officiel ! La sélectionneuse Australienne Sandy Brondello a annoncé cette superbe nouvelle : Lauren Elizabeth Jackson is back ! Pour notre plus grand bonheur, la voilà de retour avec les Opals, 9 ans après !

On ne présente plus Lauren Jackson maintenant mais il est important quand même de rappeler qu’elle fait partie des meilleures joueuses de l’histoire. Elle qui avait été le choix numéro 1 de la Draft WNBA en 2001 choisie par le Storm de Seattle où évoluait déjà à l’époque une certaine Sue Bird. L’australienne y passera 11 années soit l’intégralité de sa carrière WNBA. Une épopée remarquable, couronnée de succès avec deux titres glanés en 2004 et 2010. Seattle est à cette époque déjà, une des toutes meilleures équipes de la ligue, il faut dire que le duo Bird-Jackson était tout simplement inarretable ! Mais Madame Jackson ne s’est pas contentée d’une carrière outre-Atlantique : elle performe en Australie (WNBL) de 1999 à 2006, puis de 2012 à 2016. Jackson n’aura jamais connu qu’un seul club dans cette ligue, celui des Canberra Capitals où elle remportera 4 titres 1999, 2000, 2002, 2003. Ensuite, c’est une saison en Corée, puis deux en Russie (Spartak Moscou, de 2008 à 2009) et une en Espagne (Ros Casares Valencia, 2012) où elle a pu gouter aux titres Européens en remportant l’Euroligue trois fois, deux fois avec le Spartak Moscou en 2008 et 2009 puis en 2012 avec Valence. Durant son passage en Europe, Lauren Jackson cotoya les meilleures, notamment à Valence où elle faisait partie de l’équipe considérée par beaucoup comme la meilleure de tous les temps en Europe ! Il faut dire qu’on retrouve dans cette équipe Maya Moore, Isabelle Yacoubou, Laia Palau, Sancho Lyttle ou encore Ann Wauters… On peut ajouter à son palmarès le championnat russe, en 2007, et celui espagnol, en 2012.

Les distinctions individuelles pleuvent sur la joueuse, elle reçoit le titre de MVP des finales WNBA en 2010, DPOY en 2007, MVP du Final 4 d’Euroligue en 2008, Meilleur Cinq défensif de la WNBA en 2007, 2009, Meilleur cinq de la WNBA en 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2009, 2010, Meilleures joueuses des 10, 15 et 20 ans de la WNBA. Sans oublier les nombreuses médailles en sélection, plusieurs fois l’argent et le bronze et même l’Or lors de la Coupe du Monde 2006 au Brésil.

De retour depuis la saison dernière en NBL1 east Women, la deuxième division australienne, Lauren Jackson n’aura pas tardé à refaire parler d’elle. Si le chemin pour revenir au meilleur niveau n’est pas un long fleuve tranquille, elle reprend le chemin du gymnase début de saison 2022 en Australie. Sur l’exercice 2022, elle affiche des statistiques plutôt affolantes.

« Je n’ai pas joué depuis huit ans… Je suis peut-être affreuse ; il y a tellement d’inconnues à ce stade et j’ai 40 ans, les étoiles se sont vraiment alignées pour moi en ce moment … être sans douleur, bouger à nouveau, c’est ce que j’espère. J’étais vraiment vidée, le basket-ball m’avait beaucoup affectée émotionnellement, donc ça va être une nouvelle expérience pour moi et je suis tellement excitée. »

Lauren Elizabeth Jackson.

Loin de nous l’idée « d’être hors service » après 40 ans mais il faut quand même être clair sur le fait que sa santé physique a bien failli l’empêcher de reprendre toute activité. En effet, Lauren Jackson n’aurait jamais pu revenir à haut niveau si elle ne s’était pas entretenue de long moments avec la FIBA. L’utilisation de canabis thérapeutique étant encore prohibée dans le sport de haut niveau. C’est chose faite puisqu’elle fait partie du roster annoncé par Brondello hier.

Avec l’officialisation de cette nouvelle, la planète basket a tremblé hier. Les Opals affichent ainsi un effectif plus qu’allechant. Pour ceux n’ayant jamais eu la chance de voir évoluer « Loz » sur un terrain, petite compilation de quelques highlights de la GOAT en NBL1 cette saison. Et dire que l’on aurait pu rajouter Liz Cambage à ce roster… Cette dernière a, par ailleurs, mis un terme à sa carrière internationale avec l’Australie, à cause de ses soucis de santé et de problèmes en interne avec la sélection.

L’engouement suscité par ce retour ne peut qu’être bénéfique pour le basket féminin mondial, à travers son histoire et son combat pour revenir sur les parquets, Lauren Jackson montre au monde entier qu’il faut toujours tout faire pour continuer à vivre ses rêves. Cette Coupe du monde s’annonce riche en émotions, comme en surprises !

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